Participez aux visites du WWF Vaud sur la biodiversité !
 

Le WWF-Vaud souhaite rendre attentif son public à la biodiversité. Nous organisons une visite de terrain, à vélo, consacrée aux prairies caractéristiques du Plateau ainsi qu’à une technique de duplication naturelle de ces milieux.

But de la visite : Découvrir la richesse du patrimoine prairial caractéristique de la région.
Comprendre les trois niveaux de la biodiversité, à savoir celle des milieux, celle des espèces et
celle des populations formant une espèce.

La visite comprend une rencontre avec M. Pierre Hermanjat, agriculteur à Commungy qui a
reconstitué des prairies par la méthode de la « fleur de foin » sur son domaine.

Verrée et dégustation pour clore la visite
La visite du site se déroulera en vélo
Samedi  29 mai 2010  de 15h00 – 18h00

Rendez-vous à la gare de Coppet à 14h30 ou à 15h00 à la Cave de la Charrue, Commugny, prendre les vélos    !
Renseignements :
WWF Vaud 021 923 67 97 ou wwf-vd@bluewin.ch ou encore : 022 349 33 46 insituvivo@bluewin.ch       
Inscriptions bienvenues mais … facultatives !



En Valais :

Sa 19 juin 2010 14.00 - 18h00
Sortie commune WWF Valais et Vaud

Visite guidée du domaine viticole suivie d’une dégustation des vins et d’une collation. Présentation des mesures nature réalisées dans le vignoble pour conserver et développer la biodiversité en synergie avec la production viticole (enherbement des lignes, plantation d’arbres fruitiers, création de haies de buissons indigènes, pose de nichoirs, aménagement de prairies sèches dans les alentours, renoncement aux apports chimiques, etc..).

Lieu du rendez-vous :  Gare de Sion à 13h55, puis déplacement  collectif jusqu’au vignoble Mythopia à St-Léonard

Tout public, sortie sans difficulté particulière

Inscription obligatoire :
wwf-vs@bluewin.ch 027/ 322 68 67
wwf-vd@bluewin.ch 021/ 923 67 97




On estime que 5 à 20 millions d’espèces peuplent notre planète. Seules 2 millions sont connues et décrites. En Suisse, cette diversité des espèces est évaluée à 70'000 dont 50'000 connues. La biodiversité ne se caractérise toutefois pas seulement par le nombre d’espèces. Le nombre d’individus par espèce est tout également crucial. Ainsi, l’abondance d’insectes est un facteur clé pour assurer la survie des espèces situées plus haut dans la chaîne alimentaire, comme par exemple les oiseaux. Une Chouette chevêche ingurgite 13 kg d’insectes en 6 mois. La richesse des écosystèmes, et des patrimoines génétiques, jouent, eux aussi, un rôle de premier plan.

L’agriculture pourrait faire mieux 

Chaque espèce est liée, à des degrés divers, à un milieu naturel. Ainsi, la diminution de 60 % des oiseaux nicheurs dans les milieux cultivés de montagne au cours des 20 dernières années est manifeste d’une dégradation de ce type d’écosystème. Arbres et buissons envahissent certaines surfaces alpines laissées à l’abandon. Paradoxalement, l’exploitation trop intensive d’autres surfaces fait également souffrir la biodiversité.
Les techniques agricoles modernes (fertilisation, ensilage) ne sont pas favorables à la faune. Faucheuses rotatives et conditionneuses tuent ou blessent 35 % des sauterelles. Les faucons et les buses peinent à trouver les 4 à 8 rongeurs dont ils se nourrissent chaque jour. On assiste à une uniformisation de la végétation des prés et prairies (70% de la surface agricole de notre pays, sans compter les pâturages). Leur surexploitation conduit à réduire la période entre deux fauchages. Et à chaque passage de la faucheuse des nids sont détruits. "La Suisse est en train d’anéantir ses prairies fleuries", déplore Raphael Arlettaz spécialiste de la question à l’université de Berne. Marguerites, œillets et esparcettes ont fait place aux océans de pissenlits et graminées à haut rendement.
Sur le Plateau, la plupart des milieux naturels autrefois typiques de nos paysage - bosquets, haies, praires sèches, tas de branches et de pierres, si utiles pour la survie des petits animaux et insectes – ne subsistent plus que sur des petites surfaces relictuelles. Les marais continuent à s’assécher. Poissons et invertébrés ne trouvent pas assez d’espace dans nos rivières. L’urbanisation continuelle et le développement des infrastructures menacent aussi la biodiversité.

Reconnaître la valeur économique de la nature

La Suisse fait fort dans les mesures technologiques (tri et recyclage des déchets, épuration des eaux usées, diminution des émissions de CO2 des entreprises, etc.). Dès qu’il s’agit de réduire notre impact sur la nature, nous cessons d’être exemplaire. Notre propre base d’existence dépend pourtant de la biodiversité. Nous bénéficions quotidiennement des biens et services fournis par la nature : nourriture, eau propre, protection contre les risques naturels, fibres textiles, sols fertiles, régulation du climat, espaces pour nos loisirs. Ces services rendus pas les ecosystèmes ne sont pourtant pas pris en compte dans notre système économique ; aucune valeur marchande adéquate ne leur est attribuée. On ajoutera qu’il n’y a pas de substitution possible à la biodiversité. En effet, si l’innovation technologique peut apporter des solutions aux problèmes climatiques et de l’épuisement des ressources fossiles, elle ne peut rien contre la régression de la diversité des espèces. Sans moyens efficaces contre ce recul on peut craindre qu’à la crise climatique suivra celle de la biodiversité.
Une des solutions consiste à donner de la valeur à la biodiversité. Ainsi celle-ci sera prise en compte dans les processus de décisions économiques. Ceux qui profitent des services procurés par les écosystèmes ou qui endommagent ceux-ci doivent passer à la caisse. Par exemple, le bétonnage du sol et l’urbanisation font disparaître des surfaces de sol vivant ; il faut alors instaurer une taxe sur le bétonnage. D’autres taxes sont imaginables : sur l’utilisation du sol, sur les rejets d’eau polluée, sur l’utilisation du gravier, sur les déchets, etc. On touche ici au domaine de la fiscalité écologique. Les revenus ainsi générés peuvent soit servir à diminuer la fiscalité courante ou les charges sociales soit à financer des tâches liées à la préservation des écosystèmes (par exemples la renaturation des cours d’eau, l’entretien des marais).

Que fait le canton de Vaud dans la domaine de la fiscalité écologique ?

Notre canton s’est lancé dans un gros travail de réflexion sur la fiscalité écologique. Dans les années 1999 et 2000, sous l’égide de l’ancien Conseiller d’Etat Philippe Biéler,  un groupe de travail, auquel nous avons participé, s’est réuni au fil de 20 (!) séances. Il est en sorti une volumineuse étude (juin 2000) ainsi qu’un « Rapport du Conseil d’Etat au Grand Conseil » de septembre 2006. Plusieurs pistes sont évoquées, notamment un impôt écologique sur les stations d’épuration (enjeux : CHF 6 millions par an), une taxe sur  l’eau dont les revenus (de l’ordre de CHF 45 millions par an) seraient affectés à l’entretien des cours d’eau, des nappes phréatiques et des sources ainsi qu’une taxe sur l’utilisation des graviers "pour notamment financer les infrastructures de transport".
Depuis ces prometteuses intentions, silence quasi-total de la part du Conseil d’Etat. Qui a repris ce dossier ? Dans quel sens évolue-t-il ?

Les raisons morales de préserver la biodiversité

L’être humain n’a aucun droit sur la nature, elle n’est pas sa possession. Tout comme les espèces qui la peuplent elle a le droit d’exister indépendamment des services qu’elle rend. Nous avons l’obligation morale de conserver tous les organismes vivants de la planète. Cette obligation consiste également à léguer aux futures générations une biodiversité quasi intacte. N’oublions pas que la disparition d’une espèce animale ou végétale est irréversible, contrairement aux dégâts que nous causons à la biosphère.

Serge Ansermet, secrétaire régional du WWF Vaud

Pour aller plus loin : « Donner plus de valeur à la nature », « Dernière issue pour la nature »,  Ecoplan, WWF, janvier 2010



Dimanche 27 juin
Pour tout savoir concernant les chauves-souris !

2010 est l'année de la biodiversité. Pour mieux comprendre ce que cela signifie, nous te proposons d'aller à la découverte
d'une espèce qui joue un rôle très important dans notre environnement. Tu l'as deviné, c'est la chauve-souris ! Grâce
aux explications d'un expert, ce mammifère volant n'aura plus de secrets pour toi !

Age conseillé: dès 7 ans, accompagné d'un parent
Prendre: en-cas pour les petits creux et boisson.
Rendez-vous: directement au zoo de la Garenne, Le Vaud à 13h30. (www.lagarenne.ch)
Retour: même endroit à 16h30
Prix: 7.- /adulte et 4.-/enfant (l'entrée au zoo de la Garenne)
Pour plus d'informations pratiques sur cette sortie, contactez Ariane au 021/ 624 68 54 (le jour de la sortie 078/767 89 06)

RENSEIGNEMENTS sur le Panda Club, le programme etpour les inscriptions:
Ariane Derron
Av. de France 25
1004 Lausanne
021/ 624 68 54
pandaclub@wwf-vd.ch