Article paru dans du 28.01.2010
L’autre jour, une nouvelle du journal du matin m’a frappé. Le WWF, Pro Natura Vaud et la Fondation suisse pour la protection du paysage s’opposent au projet d’Eoljoux d’implanter dix éoliennes dans la Vallée. Mon sang de donateur potentiel n’a fait qu’un tour. Quoi, ces organisations qui proclament qu’il faut sortir du nucléaire et encourager les nouvelles énergies renouvelables s’opposent aux éoliennes!? Et pour quelles raisons?
Pour la préservation du paysage. Pour Michel Bongard, secrétaire exécutif de Pro Natura Vaud, l’intérêt du paysage doit même l’emporter clairement sur l’intérêt de la production électrique, qui est totalement marginale. On nage en pleine incohérence! D’un côté, ces organisations et leurs relais politiques nous serinent à longueur d’année que les énergies renouvelables sont géniales et vont régler les problèmes du climat. Et de l’autre, les mêmes organisations refusent les projets d’implantation parce qu’ils vont gâcher le paysage et que, de toute façon, la production de courant est minime.
Sur ce dernier point, on ne peut pas leur donner tort. Seulement 0,04% de l’électricité produite en Suisse est d’origine renouvelable. L’électricité qui sort de votre prise, c’est un petit 60% d’hydraulique, un bon 40% de nucléaire et des clopinettes pour le reste. Alors, Messieurs des organisations, avant de vouloir faire le ménage chez les autres, balayez devant votre porte. Un peu de cohérence, s.v.p.
Clovis Chollet, Charmey |